Envie de participer ?

Le 05/02/2021

"Eric GARNIER SINCLAIR, professeur de Wushu FFK 5ème Duan  (CDPTFFK  Loire Atlantique), propose la première partie d'un nouvel article sans concession intitulé "Les secrets du poing ultime" dans le nouveau numéro de "Taichi chuan magazine"

Le Hao Chuan est avec la boxe de l'école BAI HE QAN à l'origine du karaté-Do.
Dans cette première partie, il retrace l'histoire mouvementée du Chin na et du Dim Mak (arts des points vitaux), en posant un regard sans concession sur cet art authentique qu'il juge désormais gangréné par la compétition, alors que ses racines sont authentiquement guerrières.
Voici un extrait de cet article :
 
En règle générale, le mot Chin se rapporte à saisir ou agripper et le terme na signifie contrôler.
Selon certains documents archéologiques, Le Chin Na fut certainement influencé par des arts martiaux indiens basés sur les contrôles articulaires et la lutte. Il a sans doute également influencé de nombreux arts martiaux tels le jujitsu japonais, le daïto-ryu, l’aïkido, l’hapkido, le karate jutsu...
Il est souvent divisé en cinq catégories qui se sont "fignolées" au fil des siècles à travers les nouvelles connaissances de l'anatomie et de l'acupuncture.
Ces 5 catégorie sont : D
isjonction des muscles ou tendons (Fen Jin),
Dislocation articulaire, action sur les os (Cuo Gu),
Strangulation respiratoire (Bi Qi),
Pression sur les veines et les artères (Dian Mai),
Pression sur les points (Dian Xue – Dim mak) qui ont une action sur la circulation énergétique.
Le « génie » des Maitres d’antan fut la découverte des effets dominos d’une seule technique (déchirement d’un tendon et dislocation d’une articulation en même temps).
L’appellation « l’art du contrôle articulaire » peut induire en erreur le pratiquant car outre les contrôle des articulationson retrouve dans le Chin na, les attaques des points vitaux, des étranglements, luxations, saisies, frappes, de la boxe pieds poings, de la lutte avec projections (shuai),...mais également le traitement des blessures à base de  lotions naturelles extraites de l'herboristerie traditionnelle chinoise. 
Ce trésor des arts martiaux chinois âgé de deux milles ans, se pratiquait jadis dans pratiquement toutes les écoles martiales chinoises. Malheureusement, comme le déplore le docteur YANG Jwing-Ming, « il a presque entièrement disparu dans la plupart des styles de Kung Fu - Wushu, ce qui rend très précieux l’énorme connaissance des derniers Maitres ». 
Il était redoutable (et redouté) dans les écoles de tai chi originel.
J’étudie le Chin-na depuis les années 70 avec mon professeur Mr LI Wing-Chuen, élève du sifu LIU Jin-Sheng, formateur à l’académie de police de zejiang dans les années 30 et frère de HANG Ching-Tang (Professeur principal de cette école dirigée par M. ZHAO Long-Wen). 
D’ailleurs, le terme « chin na fa » fut utilisé pour la première fois par cette académie.
Dans son livre « Le chin na du taichi », YANG Jwin Ming souligne qu’à l’origine, les stratégies du Taichi chuan développées pour le combat, consistaient à « se servir de la souplesse pour lutter contre le dur et à utiliser le rond pour combattre le carré ou le droit ».
A noter que l’on trouve des techniques similaires (utilisées dans le Chin-na) dans le Codex Wallenstein Européen (16ème siècle), un ouvrage dédié à l’étude des clefs et de la boxe..."

Voir toutes les newsletters